Posté le 10/02/2008 à 20:28

Merci pour ce lien. Depuis le temps que je voulais savoir exactement ce qu'il préconisait dans son rapport...
Question purement technique : étant donné que ces propositions ne figurent pas dans les "décisions" (la 211 concerne le taxis, la 212 les pharmaciens), doit-on s'attendre à une ouverture de la profession ou s'agit-il seulement d'une idée complémentaire ?
Ce qu'il faut voir dans ces propositions, c'est aussi la faisabilité. Créer un nouveau métier d'infirmier, donc en gros permettre à une personne de pratiquer une petite partie de ce qu'on appelle aujourd'hui l'exercice illégal, ça c'est jouable. Avec un petit risque cependant qu'il y ait trop d'infirmiers pour une faible demande des vétos. (Pour tout ce qui est risques des injections, j'imagine qu'il y aura une formation adéquate.)
Permettre l'investissement de non-vétos pour des cliniques, pourquoi pas. Aujourd'hui le nombre de très grosses cliniques est assez faible. L'avantage pour le véto est la moindre paperasse, peut-être une certaine facilité en plus pour trouver du boulot au sortir des ENV. Si le phénomène s'embale, on pourrait se retrouver dans un cas extrême inverse avec comme pour les hôpitaux, de grands centres et un faible maillage des zones rurales.
Quant à ouvrir le numérus clausus, les comparaisons faites entre 1997 et ce qu'il faudrait demain sont assez improbables. Clairement, pour avoir 1500 vétos en plus par an (sans compter les effets d'un âge de la retraite repoussé dans les années à venir), il faudrait de nouvelles écoles. (Je ne connais pas les autres ENV, mais celle de Lyon n'a pas la capacité d'accueillir 500 élèves des plus par an, soit 2500 élèves.)
Qui dit ouvrir de nouvelles écoles dit un délai important avant que la mesure n'ait d'effets visibles. Dit aussi des frais impressionnants pour l'Etat. Quand on sait qu'un élève coûte dans les 20 000€/an/élève, je vois mal comment l'Etat pourrait financer autant ces études. Donc il faudrait s'attendre à une forte hausse des frais d'inscription (qui ont déjà une tendance certaine à l'augmentation ces temps-ci). Moralité, si en ce moment, les élèves vétos font 7 ans d'études pour finir rentiers comme le laisse entendre le rapport, demain il faudra être rentier pour faire des études de vétos...
En plus, pour le moment, on est à 2500 candidats au concours A. Donc ouvrir 2000 places, c'est supprimer la sélection. Dans une profession médicale, il faudra bien avoir une assurance du niveau. Donc une élimination à la Belge avec moins de 2000 vétos à la sortie...
C'est quand même pas pareil que les 470 places de 1997...
Une solution serait d'étaler ces 2000 vétos de plus sur 10 ans ce qui amènerait à créer seulement une école de plus...
Enfin, cette solution promet de grosses prises de tête.
Et puis il est assez étonnant de voir l'erreur flagrante du rapport : "DEFV obtenu après cinq ans d’études dont quatre années en école vétérinaire". Il faudrait qu'on les prévienne que maintenant c'est une prépa en 2 ans.
Enfin, j'ai l'impression de peut-être voir plus de problèmes qu'il n'y en aura.
Cordialement,
Ecthelion
[Edité le 10/02/08 par Ecthelion]